Six chapitres ont expliqué comment approfondir la symbiose ; celui-ci prend le contre-pied. Que ne pas confier à l'IA ? Non parce qu'elle ferait mal le travail, mais parce qu'elle risque de le faire trop bien, et de vous faire manquer ce qui devait être vécu par vous.
L'auteur recense ce qu'il ne lui a jamais demandé : décider, parler, ressentir à sa place. Les positions de la trilogie sont les siennes ; un modèle peut les formuler, pas les produire. Une lettre écrite par machine perd sa valeur : l'autre y recevait cinq minutes de votre tête. La maladresse prouve la présence ; l'habitude émousse l'art d'exprimer ses émotions.
Plus profond : le ressenti. Faire analyser sa tristesse donne une analyse juste, un apaisement immédiat ; la traverser, une connaissance de première main. L'un est vivant, l'autre naturalisé. Wang Yangming, par la fleur : on ne possède une émotion qu'au moment où on la sent. L'IA donne des cartes, pas le territoire.
Reste une liste concrète en trois catégories : ce qu'on confie hardiment, ce qui reste sous votre conduite, ce qu'il ne faut jamais céder. Le critère n'est pas une règle mais une question : si je laisse l'IA faire cela, vais-je perdre quelque chose qui comptait ? Zhang Dai ramait seul, de nuit, sous la neige, pour la regarder. Ce qu'il n'a pas laissé toucher fait l'âme du livre. Quelles « neige » vous ménager ?